
Sommaire: 4 mars 2002: Ratification du protocole de Kyoto (Bruxelles)
L'Union européenne tient son engagement de satisfaction précoce du protocole de Kyoto.
Le Conseil des Ministres de l'Environnement de l'UE a adopté aujourd'hui la proposition de décision de la Commission sur la ratification du Protocole de Kyoto. La Commission européenne se félicite de cette décision. En adoptant cette décision, l'UE a ainsi réaffirmé son engagement à rechercher des solutions multilatérales aux sujets de préoccupations planétaires. En décidant de ratifier le protocole au niveau de l'UE, l'Union est fidèle à son ambition de permettre l'entrée en vigueur de cet
instrument au moment du sommet mondial sur le développement durable, en août-septembre prochains. Cette décision donne également force juridiquement contraignante aux engagements pris en juin 1998 (dans le cadre de l'accord dit de "partage de la charge") par les États membres en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'UE continue d'appeler les États-Unis à participer au cadre mondial pour l'action sur le changement climatique.
Le Président de la Commission européenne, Romano Prodi, a déclaré: "Cette journée marque un moment historique dans les efforts européens pour lutter contre le changement climatique. Je me réjouis que le Conseil ait approuvé le protocole de Kyoto et ainsi permis à l'UE de procéder à sa ratification. Je suis convaincu que les États membres vont prendre les mesures nécessaires pour permettre une ratification simultanée avec la Communauté européenne, avant le 1 juin 2002. Une nouvelle fois,
l'UE ouvre la voie dans l'action concernant ce problème environnemental mondial, comme elle l'a fait à Bonn et à Marrakech l'année passée. L'action sur le changement climatique ne sera efficace que dans le cadre d'un processus multilatéral. J'appelle les pays partenaires de l'UE, développés ou en développement, à ratifier rapidement le protocole de Kyoto. Notre souhait est que ce protocole entre en vigueur avant le sommet mondial sur le développement durable, l'été prochain."
La Commissaire à l'environnement, Margot Wallström, a déclaré: "Il s'agit bien d'une journée exceptionnelle pour le climat et le développement durable. Les preuves scientifiques du changement climatique sont de plus en plus nettes. Tous les États doivent agir, mais les pays industrialisés doivent être parmi les premiers. Pour protéger notre climat, il nous faudra réduire nos émissions. Nous savons tous que même les objectifs inscrits dans le protocole de Kyoto ne constituent qu'une étape
si nous voulons prévenir les graves conséquences que pourrait avoir le changement climatique.
"La lutte contre le changement climatique est indissociable du développement durable, a ajouté Mme Wallström. Je suis convaincue que l'amélioration de l'environnement par le progrès technologique est en fait de nature à renforcer notre compétitivité et notre croissance économique. C'est cela, le développement durable: protéger notre écosystème tout en assurant la prospérité économique."
La Commissaire a également déclaré qu'elle appréciait l'important soutien apporté par le Parlement européen afin d'assurer une ratification rapide du protocole par l'UE, et se réjouissait que les pays candidats aient confirmé qu'ils avançaient sur la voie de la ratification. Enfin, la Commissaire s'est félicité des indications selon lesquelles le Japon, la Nouvelle Zélande et la Norvège préparent la ratification, et a appelé d'autres pays, notamment la Russie, à faire de même.
"Le fait qu'au moins 25 à 30 pays industrialisés soient susceptibles de ratifier le protocole cette année est un signe manifeste que cet instrument, avec ses objectifs et échéanciers contraignants, constitue le seul cadre international efficace pour la lutte contre le réchauffement planétaire."
Faisant référence au plan des États-Unis concernant le changement climatique, annoncé par le président Bush le 14 février, la Commissaire a fait observer que "ces propositions ne conduiront pas à une réduction des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, mais autoriseront une augmentation notable de ces émissions. L'UE s'est engagée juridiquement aujourd'hui a réduire effectivement ses émissions. Nous continuons à appeler les États-Unis a réintégrer le processus de Kyoto."
La Commissaire a conclu en soulignant la nécessité de poursuivre les mesures de réduction des émissions de l'UE: "la Commission européenne a déjà proposé des mesures visant à réduire les émissions au moindre coût économique, notamment un régime de commerce des droits d'émissions à l'échelle de l'Union qui démarrerait en 2005. D'autres propositions sont en préparation. Les États membres devront cependant assumer leurs responsabilités afin de respecter leurs objectifs en matière de partage de la
charge.
L'instrument de ratification de la Communauté européenne sera, ainsi que ceux des États membres, déposé auprès des Nations Unies le 1er juin, afin de permettre l'entrée en vigueur du protocole lors du sommet mondial sur le développement durable, à Johannesburg en septembre prochain.
| Haut |