
Summary: 26 juillet 2000: Intervention de M. Yves Doutriaux, Représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations Unies. Point 13 A : Développement durable. Rapport du Secrétaire général sur un avant-projet de stratégie internationale de développement pour la première décennie du nouveau millénaire
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur de m'exprimer au nom de l'Union Européenne. Les pays d'Europe Centrale et Orientale associés à l'Union européenne (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie), les autres pays associés (Chypre, Malte et Turquie) se rallient à cette déclaration.
Monsieur le Président,
Par les Grandes Conférences tenues sous les auspices des Nations Unies pendant la décennie passée, la communauté internationale s'est donnée des objectifs à atteindre dans les domaines de la lutte contre la pauvreté, l'éradication de la faim, du développement social, de la protection de l'environnement, des établissements humains et du respect des droits humains et des principes de bonne gouvernance.
L'Union européenne partage le souci du Secrétariat de synthétiser ces objectifs dans un document unique qui tiendrait lieu de stratégie de développement pour la première décennie du nouveau millénaire. Un tel exercice permettrait incontestablement de renforcer la cohérence du suivi des Grandes Conférences, et améliorerait la lisibilité des résultats atteints.
Il va de soi qu'un tel document suppose une participation aussi active que possible non seulement des Etats membres des Nations Unies, mais aussi des différentes institutions multilatérales qui contribuent à la mise en oeuvre des programmes d'action des Grandes Conférences, y compris les institutions financières internationales.
Monsieur le Président,
L'Union Européenne aurait naturellement beaucoup de commentaires à faire sur le fond de l'ébauche de stratégie internationale de développement pour la prochaine décennie qui nous est soumise. Mais, comprenant qu'il convient à ce stade d'en rester au cadrage général de ce texte, l'Union européenne voudrait juste souligner la nécessité de renforcer les chapitres relatifs à la bonne gouvernance et au respect des droits humains, sujets qui nous paraissent mériter de plus amples
développements.
En effet, la bonne gouvernance, c'est-à-dire la saine gestion des affaires publiques par des institutions nationales transparentes et responsables, par le renforcement de l'Etat de droit et de la participation des populations à la prise des décisions les concernant, constitue un cadre préalable indispensable à la bonne utilisation, et donc à l'efficacité des ressources allouées au développement.
Par ailleurs, le respect des droits humains contribue grandement à la mise en oeuvre d'un développement équitable pour toutes les catégories de population, et notamment pour les catégories les plus vulnérables. Ce point a été, de manière très éloquente, mis en relief dans l'édition 2000 du Rapport Mondial sur le Développement Humain.
Monsieur le Président,
Il apparaît clairement que les consultations nécessaires à l'élaboration d'une nouvelle stratégie internationale pour la prochaine décennie ne vont pas permettre son adoption avant la clôture de la 55ème session de l'Assemblée Générale. L'Union européenne sera ouverte à toute proposition du Président de la Deuxième Commission sur la procédure à adopter pour les discussions à venir. L'Union européenne souhaite que cette procédure soit aussi légère que possible, de manière à ce que l'adoption de
la stratégie ne donne pas lieu à des discussions trop longues. Elle souhaite aussi éviter toute interférence entre cette procédure et les exercices déjà en cours, notamment la préparation de la 3ème Conférence sur les PMA et la préparation de la Réunion Internationale de Haut Niveau sur le financement du développement.
Monsieur le Président, je vous remercie.
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