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48eme session du Conseil du commerce et du développement - Stabilité financière

Summary: 1 octobre 2001: Déclaration d'ouverture de S.E. l'Ambassadeur Jacques Scavee au nom de l'Union européenne. Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Conseil du commerce et du développement, 48eme session (Genève, 1-12 octobre 2001). Interdépendance et questions économiques mondiales dans la perspective du commerce et du développement: Stabilité financière: la reforme de l'architecture financière internationale et le rôle de la coopération régionale

1. Monsieur le Président, je tiens tout d'abord au nom de l'Union européenne, à remercier le Secrétariat pour le Rapport sur le Commerce et le Développement en 2001, la mouture annuelle du TDR, qui a été préparée pour cette session du CCD.

2. La rédaction du Rapport, en mai 2001, fait référence à une situation qui est malheureusement dépassée par les événements, comme l'ont mis en évidence le Secrétaire Général et M. Akyuz dans leurs présentations respectives.

3. L'Union européenne pense que les attentats du 11 septembre ont en effet accru les incertitudes et les risques à la baisse pour les perspectives de croissance mondiale mais que cet impact devrait être de courte durée. En effet, les conséquences de ces attaques terroristes affectent les marchés financiers, le commerce international, l'investissement et le financement du développement. Prévenir semblables effets négatifs requiert diverses formes d'intervention aussi bien que de nouvelles formes de coopération internationale dont la mise en œuvre doit être notre objectif commun et permettre ainsi de raccourcir au maximum dans la durée l'incertitude actuelle sur les perspectives de croissance. L'Union européenne est consciente du rôle qu'elle va être appelée à jouer pour une croissance économique mondiale soutenue et elle est déterminée à cet effort.

4. Les autorités financières européennes ont également soutenu très rapidement les opérateurs économiques: c'est ainsi que la Banque centrale européenne a très vite injecté des liquidités pour aider les marchés financiers gravement affectés par le ralentissement à Wall Street; puis elle a baissé ses taux d'intérêt, lors d'une opération réalisée de manière concomitante par une série de banques centrales.

5. Les états membres ont également salué la politique de l'OPEP, qui avait indiqué sa détermination à assurer une alimentation stable des marchés pétroliers. Ils ont noté que « de nouvelles baisses des prix du pétrole pourraient contribuer de manière décisive à améliorer les conditions en faveur de la stabilité et de la croissance de l'économie mondiale ».

6. Monsieur le Président, le Rapport 2001 sur le Commerce et le Développement rassemble, comme chaque année, une série de données chiffrées précises sur la croissance économique, les échanges commerciaux, les prix de certains facteurs de production, pour ne citer qu'eux.

7. La partie générale du Rapport, consacrée aux tendances globales de l'économie mondiale, pèche par un certain manque d'optimisme: malgré la forte croissance observée en 2000, soutenue par la vitalité de l'économie américaine, dans les pays développés, les pays en transition et les pays d'Amérique Latine, le ton du document reste pessimiste et craintif. On peut certes s'inquiéter du peu qu'en ont retiré les pays d'Afrique pour lesquels une croissance économique soutenue est vitale pour assurer leur développement économique, social et humain durable. La situation et le développement de l'Afrique nous interpellent tout particulièrement. Pour certains pays également, les conséquences des derniers événements risquent d'aggraver les crises financières qu'elles essayaient d'endiguer.

8. L'Union continuera à appuyer des initiatives pour l'allégement de la dette dans le cadre de l'initiative PPTE/HIPC renforcée et s'efforcera d'obtenir l'engagement de ses partenaires de développement de contribuer à ce processus.

9. En ce qui concerne la partie analysant l'architecture financière internationale, l'Union européenne est d'avis qu'il est avant tout nécessaire d'obtenir une meilleure cohérence, coordination et coopération entre les bailleurs de fonds et les partenaires des pays en voie de développement, et plus particulièrement entre les institutions financières internationales. L'Union européenne accueille les initiatives prises par la Banque Mondiale et les banques régionales de développement en vue de renforcer leur coopération ainsi que la coopération avec les autres institutions financières. La capacité financière des banques de développement est cruciale, non seulement en vue de réduire la pauvreté à long terme, mais aussi parce qu'elle contribue à la stabilité du système financier international. L'Union européenne se félicite également des efforts multiples actuellement réalisés par le FMI, la Banque mondiale et d'autres institutions pertinentes afin de renforcer et de stabiliser le système financier international.

10. An important message in the report is the need to control exchange rates and capital flows. The EU thinks that this is an issue, which needs to be handled carefully. There are many problems related to this issue, which we discussed at former Sessions of the Board. After some deliberations, Member States have agreed that domestic factors have certainly played a major role in financial crises in some countries. However, others with sound economic fundamentals and institutions have also been affected by global financial instability. A single recipe for responding to financial crises is neither feasible nor desirable. Domestic policies need to be tailored to the specific circumstances of each country and designed to revive growth, restore confidence and ensure an orderly return to financial stability. Strengthened prudential regulation and supervision of the financial system in a well-sequenced process of liberalization can contribute to greater financial stability. Domestic reforms to be considered might include: (a) increased transparency and disclosure; (b) strengthening of domestic regulatory standards; and (c) more effective burden-sharing arrangements, such as improved insolvency and debtor-creditor regimes. There may also be a need to use other instruments to prevent the build-up of external financial vulnerability without impeding trade or medium- and long-term investment flows. Useful lessons can be drawn from the successful experiences in a number of countries with the use of such instruments. However, regulation and control over financial flows should not be used to sustain inappropriate policies.

11. The European Union thinks the risk for global financial crisis is best addressed through preventive action. Implementation of standards and regulations as well as the pursuit of credible macroeconomic and structural policies is the best way to avoid financial crises.

12. The IMF cannot - because of limited resources - and should not - because it would entail serious risks of moral hazard - act as an international lender of last resort, providing unlimited and unconditional financial support. Consequently, a temporary allocation of Special Drawing Rights in a crisis situation is not a sound and viable option. Such an allocation would increase liquidity in a situation where they may not be global need for liquidity. Regular IMF lending should be subject to firm limits in terms of quota. IMF lending is a catalyst for financing from other sources, in particular the private sector. Adequate conditionality is crucial for the catalytic function of the IMF.

13. Pour ce qui est de la coopération régionale en matière monétaire, le rapport fait référence aux différents systèmes en vigueur en Europe dans les années 70, 80 et 90, et compare les crises européennes d'alors aux crises actuelles des pays émergents. Le rapport fait par contre peu référence à l'arrangement actuel en Europe, c'est-à-dire, la création d'une monnaie unique, l'Euro.

14. As you all know, twelve of the fifteen Member States of the EU are already using the same currency. Notes and coins of this new currency will be in use from 1st January 2002. This is a major event, with important consequences for the future of Europe but also for our trading partners and for the international financial system.

15. As the Secretary General of UNCTAD pointed out in its opening address to the TDB, currency instability is a threat to development and to trade. The Euro is a contribution in order to fight against this instability. The Euro had a major aim: to remove the remaining barrier to trade and financial flows inside the EU. We dealt in the past with customs duties and in the eighties with the technical barriers to trade. In this regard, the Euro is proving to be a success, ensuring low interest rates and price stability.

16. Despite the fact that the Euro was established on the strong conviction that it was a positive step further for domestic purposes, this does not mean that we disregarded the external influence of the Euro. All the arrangements and agreements in the monetary field that the EU had with other European countries as well as with other third countries have been adapted. We are offering the international Community a large integrated market that can make a positive contribution to world economic growth.

  • Ref: PRES01-241FR
  • EU source: EU Presidency
  • UN forum: Second Committee (Economic and Financial Affairs, Environment)
  • Date: 1/10/2001


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